Union Apicole Ornaise

La facturation électronique

Le gouvernement français a décidé que la facturation électronique, mise en place en 2017 pour les transactions entre les secteurs privé et public, sera étendue à la plupart des acteurs économiques avec deux dates clés : 1er septembre 2026 et 1er septembre 2027.

 

QUI EST CONCERNÉ ?

Vous avez un numéro SIRET et vous êtes établi en France, que vous soyez une personne physique ou morale assujettie à la TVA et même en franchise de TVA, vous êtes concerné.

Micro-entrepreneurs, associations à objet commercial, TPE, SCI, PME, holdings et grandes entreprises sont concernés.

Dès lors que vous, personne physique ou personne morale, réalisez une activité économique indépendante à titre habituel, vous êtes assujetti et dans le champ de la réforme, au moins en réception.

La réforme s’applique à tous les assujettis à la TVA, qu’ils soient redevables ou non de la TVA (par exemple le franchisé en base). Les opérateurs qui bénéficient de la franchise en base de TVA sont des assujettis à la TVA non redevables, car ne mentionnant pas la TVA sur les factures qu’ils délivrent à leurs clients, ils ne paient pas de TVA.

Vous êtes donc soumis en votre qualité d’assujetti, même non redevable, aux obligations d’émission et de réception de factures électroniques et à la transmission à l’administration de données (données de factures, données  d’autres opérations soumises à TVA et aussi éventuellement données de paiement).

 

QUI N’EST PAS CONCERNÉ ?

Les particuliers (donc sans n°SIRET), les associations à but non commercial et les entreprises étrangères ne sont pas concernés.

Vos clients sont des particuliers et/ou des entreprises. Quelles sont vos nouvelles obligations dans le cadre de la réforme de la facturation électronique ?
Vous pouvez être concerné par un seul dispositif si vous ne vendez qu’à des particuliers, ou par les deux dispositifs si vous vendez aussi à des entreprises, à savoir la facturation électronique et la transmission électronique à l’administration des données de transactions (e-reporting).

Pour vos opérations avec des particuliers, qu’ils soient en France ou à l’étranger, vous devez transmettre à l’administration des données concernant ces opérations. Vous réaliserez un e-reporting, soit l’équivalent de votre livre de caisse qui enregistre vos encaissements.

Pour vos opérations avec des professionnels, il convient d’abord de déterminer le lieu d’établissement de votre client :

• pour les opérations avec des clients établis sur le territoire français, vous émettrez une facture électronique par l’intermédiaire de la plateforme agréée de votre choix, voir la liste sur le site des impôts ou auprès de votre comptable ou de votre banquier.

https://www.impots.gouv.fr/je-consulte-la-liste-des-plateformes-agreees

• pour les opérations avec des clients établis hors du territoire français, il n’y a pas d’obligation d’émettre une facture électronique. En revanche, des données relatives à ces opérations doivent être transmises électroniquement à l’administration dans le cadre du e-reporting.

https://www.impots.gouv.fr/e-reporting-la-transmission-de-donnees-de-transaction-ladministration

 

QUELLES SONT LES DATES À RESPECTER ?

À partir du 1er septembre 2026

Il y aura obligation de réception : micro-entrepreneurs, professions médicales, SCI, TPE, PME, GE devront obligatoirement être en mesure de recevoir des factures électroniques sur une plateforme agréée (PA) préalablement choisie.

 

COMMENT ÇA FONCTIONNE ?

Vous devez pouvoir recevoir les factures de vos fournisseurs grandes entreprises (EDF, Orange, …) sur une plateforme agréée (PA) que vous devez choisir et souscrire avant le 1er septembre 2026. La contractualisation avec une (PA) doit faire l’objet d’un formulaire signé par le représentant légal de l’entreprise.

 

À partir du 1er septembre 2027 : Il y aura obligation d’émission des factures au format électronique et e-reporting pour les moyennes, petites et très petites entreprises et microentreprises au plus tard à partir du 1er septembre 2027.

Vous créez votre facture pour vos clients dans un format normé (Factur-X, UBL, CII) en respectant les mentions obligatoires.

Vous transmettez votre facture depuis votre PA vers la PA de votre client. Vous vous assurez que votre système/logiciel de caisse est compatible avec la facturation électronique des fournisseurs assujettis à la TVA, établis en France, sur votre PA.

Vous pourrez suivre le traitement de vos factures en temps réel grâce à la mise à jour de leur statut (déposée, rejetée, refusée, encaissée…).

 

Pour en savoir plus :

https://www.impots.gouv.fr/professionnel/je-decouvre-la-facturation-electronique                                       

Les différents cas de figure vis-à-vis de la mise en place de la facturation électronique

1/ Cas de l’apiculteur qui n’a que quelques ruches et qui vend son miel uniquement à sa famille et à ses amis mais qui n’a pas de SIRET.

Il est en fraude et s’expose à une amende. Il doit demander un N°SIRET pour être en conformité règlementaire. Et une fois mis en conformité, il se trouvera dans le cas N°2.

2/ Cas de l’apiculteur qui n’a que quelques ruches et qui vend son miel uniquement à sa famille et à ses amis ainsi que sur les marchés et foires, sans émettre de facture et qui possède un N° SIRET.

A partir du 1 er septembre 2026, il devra pouvoir recevoir toutes les factures de ses fournisseurs sur une plateforme agréée.

Il en existe 101. Le tarif de l’abonnement varie selon le nombre de factures traitées par année.

Pour les apiculteurs qui n’ont pas de lien avec un comptable, il leur est conseillé de se tourner vers leur banque qui elle aura sélectionné une ou plusieurs plateformes agréées dont une correspondra aux petites structures commerciales.

À partir du 1 er septembre 2027, il devra déposer régulièrement selon le rythme de ses ventes (mensuel, trimestre ou au semestre) sur la plateforme qui lui aura été conseillée, la récapitulation de son carnet de ventes ou livre de caisse qui détaille le montant des ventes, et les modes de règlement. On appelle ceci le « E reporting ».

3/ Cas de l’apiculteur qui vend son miel à sa famille, à ses amis, sur les marchés et foires et aussi dans des magasins en émettant des factures, et qui possède un N° SIRET. Mais qui n’est pas redevable à la TVA car le montant de ses encaissements est inférieur à 85 000 €, c’est ce que l’on appelle être en franchise de TVA. Et idem pour l’apiculteur qui est assujetti et redevable de la TVA de manière volontaire ou en raison de son chiffre d’affaires.

A partir du 1 er septembre 2026, il devra pouvoir recevoir toutes les factures de ses grands fournisseurs sur une plateforme agréée.

Il en existe 101. Le tarif de l’abonnement varie selon le nombre de factures traitées par année.

Pour les apiculteurs qui n’ont pas de lien avec un comptable, il leur est conseillé de se tourner vers leur banque qui elle aura sélectionné une ou plusieurs plateformes agréées dont une correspondra aux petites structures commerciales.

À partir du 1 er septembre 2027, sur la plateforme agréée qui lui aura été conseillée, il devra déposer régulièrement selon le rythme de ses ventes (mensuel, trimestre ou au semestre) la récapitulation de son carnet de ventes ou livre de caisse qui détaille le montant des ventes et le mode de règlement (hors des factures). On appelle ceci le « E reporting ».

À partir du 1er septembre 2027 : Il y aura aussi obligation d’émission des factures au format électronique pour leurs clients dans un format normé (Factur-X, UBL, CII) en respectant les mentions obligatoires.

Concrètement, l’apiculteur transmettra sa facture depuis sa plateforme agréée vers la plateforme de son client qui sera identifiée grâce au N° SIRET du client. Une vente avec facture à un particulier qui n’a pas de SIRET ne passera pas par une plateforme agréée. La facture sera remise directement au client. Et c’est dans le E reporting que l’apiculteur la fera apparaitre dans son relevé des ventes.

Un conseil ; L’apiculteur doit s’assurer que son système/logiciel de caisse est compatible avec la facturation électronique des fournisseurs assujettis à la TVA, établis en France, sa plateforme agréée.

4/ Cas des syndicats et associations groupement d’achat qui dispose d’un N° SIRET

Attention : Les associations à but non commercial ne sont pas concernées.

Les autres structures associatives ou groupements d’achat à but commercial disposant d’un n° SIRET redevables ou pas de la TVA devront se mettre en conformité.

A partir du 1 er septembre 2026 : recevoir toutes les factures de ses grands fournisseurs sur une plateforme agréée.

Il en existe 101. Le tarif de l’abonnement varie selon le nombre de factures traitées par année.

Pour les structures qui n’ont pas de lien avec un comptable, il leur est conseillé de se tourner vers leur banque qui elle aura sélectionné une ou plusieurs plateformes agréées dont une correspondra aux petites structures commerciales.

À partir du 1 er septembre 2027, sur la plateforme agréée qui leur aura été conseillée, elles devront déposer régulièrement selon le rythme de ses ventes (mensuel, trimestre ou au semestre) la récapitulation de leur carnet de ventes ou livre de caisse qui qui détaille le montant des ventes et le mode de règlement aux particuliers sans facture. On appelle ceci le « E reporting ».

À partir du 1er septembre 2027 : Il y aura aussi obligation d’émission des factures au format électronique pour leurs clients dans un format normé (Factur-X, UBL, CII) en respectant les mentions obligatoires.

Concrètement, la structure transmettra sa facture depuis sa plateforme agréée vers la plateforme de son client qui sera identifiée grâce au N° SIRET du client.

Un client particulier qui n’a pas de N° SIRET recevra directement sa facture. C’est dans le E reporting que l’association ou le groupement d’achat fera apparaître celle-ci.

Un conseil ; la structure doit s’assurer que son système/logiciel de caisse est compatible avec la facturation électronique des fournisseurs assujettis à la TVA, établis en France, sa plateforme agréée.

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